ALIEN 4

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Avec
Sigourney Weaver,
Wynona Rider,
Dominique Pinon,
Ron Perlman,
et plein d’autres, mais qui se font bouffer

L’intrigue

Ripley (Sigourney Weaver) se fait de nouveaux copains au fin fond de l’espace. Elle projette de monter une équipe de basket avec eux, et ce malgré la déception née des premiers entraînements.

Mais y’en a des qui ont à nouveau joué avec les gros oeufs visqueux. Du coup, ça loupe pas, y’a des Aliens partout.

C’est à croire qu’ils le font exprès.

 

Unité de lieu

Plusieurs types de décors ont, dans les épisodes précédents, eu la faveur des réalisateurs. C’est en grande partie grâce à cette variété que l’on a pu jusqu’à maintenant échapper à la sensation de déjà-vu. Citons-les pour mémoire :

Cette fois ci, pour Alien IV, Jean-Pierre Jeunet crée la surprise en choisissant comme cadre de son film un gros vaisseau (militaire), rouillé, plein de longs couloirs mal éclairés.

Les protagonistes

On retrouve dans Alien IV les différents archétypes de personnages qui ont fait les beaux jours de la série. Citons notamment :

L’apéricube

L’Androïde

LePaJentiDuTou

L’androïde TèlemenSimpaKonhnyCroipa

Les touristes

L’héroïne

TienDémerd’TouaDonKaveksa

C’est la tendance qu’ont les producteurs d’Alien de changer de scénariste à chaque épisode qui semble être à l’origine de cette figure de style propre à la série. Utilisé avec plus ou moins de bonheur depuis Aliens, le TienDémerd’TouaDonKaveksa consiste, en mettant à mal dans les derniers moments de l’épisode les fondements même de la série, à gêner autant se faire se peut la rédaction et la crédibilité du scénario à venir.

Ainsi, à la fin du deuxième épisode, le scénariste du moment tente un intéressant TienDémerd’TouaDonKaveksa en vitrifiant à grands coups de bombes nucléaires l’ensemble des Aliens. Peine perdue, comme le prouve la suite...

On passera rapidement sur le lamentable TienDémerd’TouaDonKaveksa du troisième épisode, où le scénariste provoque le suicide de Ripley. Puérile tentative, dont on se gausse encore à Hollywood, tant elle a rapidement été balayée lors du générique d’Alien IV, qui décrit le clônage-de-notre-héroïne-à-partir-de-son-ADN récupéré-dans-une-goutte-de-sang-desséchée retrouvée-200-ans-après-sa-mort au-fin-fond-d’une-ancienne-prison-désafectée située-à-quelques-années-lumières-de-là.

Le plus beau TienDémerd’TouaDonKaveksa de la série semble donc bien être celui du dernier épisode, dont la fin laisse peu de choix pour ce qui est du cadre d’Alien V : la Terre ! Mais alors, comment faire pour les couloirs ? Un défi peu commun lancé au scénariste du prochain épisode, dont on dit qu’il sera choisit sur le critère de son habileté à gérer ce difficile problème de progression narrative.

En conclusion

On aurait pu craindre, surtout à la vue de ses films précédents, que Jean-Pierre Jeunet tente d’apporter sa touche personnelle à Alien IV, bousculant par là même les traditions d’un genre désormais bien établi. Il n’en est fort heureusement rien : que les fans de la série se rassurent, le quatrième volet est bien le grand film plein de couloirs avec des gens qui courent dedans que nous étions en droit d’attendre.

Mathieu Gozard